Et la vie continue
27/07/2010 22:00 par paloma26
Je fais un petit passage vite fait simplement pour dire bonjour à tout le monde, je ne suis pas encore en vacances mais beaucoup de choses se sont produites dans ma vie.
J'ai enfin trouvé un job et je demarre bientôt. Je suis heureuse, ma vie est en train de prendre un nouveau tournant.
Petit à petit nous perdons tous nos acquis.
Merci à toutes celles qui passent me voir et qui me laissent des messages. En créant ce blog, je ne pensais pas un seul instant que vos visites régulières allaient devenir un grand soutien dans ma vie. Alors merci à Fifine, à Belphy, à Coeur, à Laloracorse, Rosecho et Tiane 49 et à tous ceux qui viennent de temps en temps.
J'avais comme visiteur fréquent Sacha, que vous connaissez tous, et chez qui je faisais des passages réguliers car je trouvais qu'il a beaucoup d'humour, son blog est rigolo et j'aimais passer du temps à lire ses derniers articles. Un jour m'apercevant qu'il m'avait supprimé des ses favoris, je lui demande pourquoi. Voila sa réponse quelques jours après, je vous fais un copier coller :
"Pourquoi je t'avais supprimé des favoris ? Parce que du jour au lendemain sans aucune raison la plupart des personnes de ta liste de favoris ont non seulement arrêté de venir sur mon blog (comme toi!) mais en plus ELLES bavent sur moi et font passer la consigne de me boycoter!"
Sans aucune autre explication, il m'envoie ce message. ????????????
Ce blog étant mon premier, je ne dois pas avoir assez de recul. Quelqu'un peut m'expliquer ?.
Nous sommes donc arrivées au bar. En nous apercevant, Adrien s’est dirigé vers nous. Comment ai je pu imaginé une seule fois qu’il me reconnaitrait entre « mille ». J’ai tendu la main vers lui « - bonsoir Adrien, je suis Paloma… »
Un blanc………… trente secondes de silence……….., d’incompréhension dans sa tête ; moi je savourais son moment de gêne. Il m’a alors adressé un superbe faux sourire ! Je lisais dans ses yeux autant de déception que dans les miens.
Nous avons quand même fait connaissance, découvrant cette fois ci l’âme physique et non virtuelle. Je ne garde de cette rencontre que des souvenirs, après cette soirée, nous avons mis fin à notre correspondance.
Il était conforme à sa description, grand, allure sportive, sûrement bel homme, mais il n’était pas celui que j’attendais et pire, cette phrase deversée sur mon amie, à été la chute vertigineuse de tous mes espoirs.
Je ne devais sûrement pas être prête pour ce face à face, je l’ai imaginé prince charmant , j’ai trouvé l’homme « le vrai ». Ma déception fut d’autant plus grande que mon exigence non réaliste était élevée. Cette rencontre était une issue de secours à la vie qui m’a blessée et bien que le physique était secondaire, il ne veut pas dire sans importance. J’ai imaginé une autre personne, le virtuel a un incroyable pouvoir fantasmatique.
Internet est une porte qui masque des choses qu’on ignore et elle reste énigmatique jusqu’à ce que l’autre decide de donner la clef. Lorsqu’on réunit le virtuel au physique, je ne sais pas toujous ce qui se passe, sauf que tout cours d’eau cache une chute...
Adrien : bonjour Paloma
Moi : bonjour Adrien.
C'est ainsi que nous avons fait connaissance sur le net.
La première fois, nous avons dialogué des heures nous racontant nos vies, nos envies, nos passions, nos enfants, la difficulté de tomber amoureux, nos échecs, nos joies, nos peines, nous étions avides et insatiables de tout connaître sur l’autre.
Durant 15 jours, nous nous sommes retrouvés chaque soir à la même heure pour nous raconter notre journée et raviver l’envie de nous connaître. A travers ses mots, je me suis confectionnée un portrait agréable et séduisant de cet inconnu subitement entré dans ma vie.
Nous nous dévoilions chaque jour un peu plus tout en gardant le mystère de nos visages. Biensûr nous nous sommes décrits, lui grand, brun, yeux noisettes, 1, 85m, 80 kgs. J’avais l’image de l’être parfait bien qu’il est stupide de croire que l’être parfait existe.
Evidemment il m’a demandé de me décrire et va savoir pourquoi, j’ai endossé l’habit d’une blonde aux yeux bleus, l’opposé de ce que je suis. Pourquoi avoir subitement dérapé dans le mensonge ??? Nous nous sommes rapprochés mais j’ai poursuivi dans le mensonge refusant tout échange de photos. Ce bel inconnu m’attirait mais la prudence ou une certaine lucidité à prévoir l’avenir me permettait de garder la tête sur les épaules. A travers ses mots, je découvrais un homme attentionné, doux, affectueux, aimant et profitant de la vie, sûrement trop de qualités pour un seul homme ! Un soir en ouvrant ma boite mail je lis : je serai à Chantilly jeudi, je t’invite à venir déguster un délicieux cocktail au bar Le Cuban. J’ai hâte de te connaître… Les trois petits points m’ont donné des sueurs froides mais la curiosité fût la plus forte. Il fallait que je mette enfin un visage à cet homme. De plus, un lieu public me convenait, en cas de bizarrerie de sa part, je pouvais hurler ; étant quand même de nature trouillarde, je demande à une amie de m’accompagner. Nous sommes arrivées au lieu indiqué, il regardait vers nous, s'est approché, est venu se planter devant la blonde, lui a pris les mains et lui a dit : « Bonjour Paloma, je t’aurais reconnu entre mille » !!!
Incroyable mais vrai ! Au Japon, à part les congés maladies et le mariage, on peut maintenant obtenir des congés payés après une rupture amoureuse difficile. Les employés d’une compagnie japonaise Hime et Compagny , victimes d’un chagrin d’amour peuvent prendre des jours après une rupture difficile. Les moins de 24 ans peuvent prendre une journée par an, ceux agés de 25 à 39 ans deux jours de congés « maladie d’amour », le nombre progressant avec l’âge du travailleur.
Le PDG, déclare que cette initiative permet aux salariés atteints de la maladie d’amour, de se remettre avant de reprendre le travail.
Je pense sérieusement à me faire embaucher làbas, d’après mon âge, j’obtiendrai trois jours de congés « maladie d’amour », ensuite je reprendrai le boulot et hop au suivant !!!
Pas facile de stationner dans Paris. Ayant pris du retard dans mon planning, je décidais de me garer à l’entrée de la ville et de poursuivre en métro. Nous avions convenu de nous retrouver quartier Odéon qui était un de nos endroits culte 25 ans auparavant. En sortant de la bouche du métro je fus frappée par la splendeur des immeubles aux façades concaves, je me sentais revivre dans cette capitale que j’avais délaissée par amour. J’étais vêtue simplement, jeans, chemise blanche et des talons trop hauts que je regrettais déjà. La chaleur était étouffante et mes pieds gonflaient à vue d’œil.
Enfin il se présenta avec une élégance irréprochable. J’essayais de me rappeler son message, fallait il une tenue exigée ?
Au restaurant, l’étalage de nos vies est venue tout naturellement. J’appris qu’il avait été marié deux fois, deux fois divorcé. Il me posa des tonnes de questions sur ma vie, mes passions, ce que j’avais fait après notre séparation, comment j’avais pu l’oublier, comment j’avais pu arrêter de lui écrire, je notais une pointe de reproche.
Nous avons beaucoup ri, bon sang ça fait du bien ! Nous avons parlé durant des heures, et au fur et à mesure du temps qui passait, je le retrouvais tel que je l’avais laissé, une réelle complicité s’était à nouveau installée, nous nous esclaffions à tout va comme de jeunes adolescents mais l’essentiel n’y était plus ! Je ressentais une profonde attirance mais uniquement amicale .
Vingt cinq auparavant, nous avons vécu le début d’une histoire, nous n’avons pas su tenir notre promesse, la vie a fait que nous avons continué notre chemin séparés. J’étais heureuse d’être en sa compagnie bien qu’il me donnait l’impression qu’il portait en lui le désir de tomber amoureux à nouveau. Moi je n’étais plus prédisposée.
Un ami de longue date m’a retrouvé via copain d’avant. Il y a quelques mois, désireuse de revoir des anciens amis de classe je m’y suis inscrite. C’est alors qu’Alain est entré en contact me laissant un petit mot tout simple « coucou qu’es tu devenue » ? Alain fut mon premier grand amour, nous nous sommes rencontrés au lycée. Ensuite Alain est parti étudier aux états unis et moi je suis restée à Paris. Nous nous sommes longtemps écrit, nous nous étions promis de nous aimer malgré cette séparation. Puis j’ai arrêté notre correspondance, j’ai rencontré mon mari. Par la suite, j’ai tenté de le retrouver sans aucun résultat. Alors lorsque j’ai ouvert ma boite mail et que j’ai vu ce petit mot, ni une ni deux je lui ai répondu, « je suis libre et toi »?
Il a mis 15 jours avant de me répondre et pendant cette longue période d'attente, je me suis dit : mais quelle idiote, comment ai je pu commettre une bourde pareille ! Sans lui demander comment il allait, je n'ai rien trouvé de mieux à lui dire que j'étais dispo.
Bref, il me répond qu’il est de passage à Paris et décidons de nous y retrouver dans quelques jours pour un déjeuner. Laissant le poids de la réalité de ma vie, je vais aller à ce rendez-vous, bien déterminée à repartir à nouveau pour affronter le monde. Fuir ma tristesse afin de la transformer en une sérénité quotidienne est l’objectif que je me suis fixé. Il est temps que je commence à me reconstruire et pour que naisse à nouveau cette envie, j’ai compris qu’il faut une véritable volonté. Je n’attends rien de ce rendez-vous, je sais que nous allons revivre notre passé, nous apercevoir qu’il appartient à la préhistoire et qu’aujourd’hui il a une autre signification. Mais peu importe, tous ces bons moments ne vont pas me faire pleurer, et j’ai terriblement besoin de rire.
J'ai lu quelque part que pour dépasser le mal de vivre et avancer vers le bonheur, il fallait prendre du temps dans la journée et se rappeler de bons souvenirs. Le bonheur appelle le bonheur et apporte de la couleur à la journée !
J'ai testé, j'ai passé la journée à pleurer comme une madeleine en repensant à ces instants de bonheur, de complicité, d'éclats de rire qui ne se reproduiront plus jamais.
C'est tellement vrai parfois !!!